dimanche 1 août 2010

Recherche urbain nyctalope

T'es bien. T'as évité les zones rouges, les zones noires.
Une grosse lune rousse s'élève au-dessus de la nationale et tu roules peinard vers la suite des événements.

Et il y a un type qui s'avance derrière toi, jusqu'à te coller aux basques avec ses phares antibrouillard.

Il fini par te doubler même s'il a bien hésité 6 minutes de trop pour le faire. Ce genre de voisin d'asphalte, c'est comme les voitures qui roulent à 20 en centre-ville - les vieux - ce genre de cousin de la ligne blanche, tu peux parier sans dommage sur son origine - c'est un parisien.

Soixante-quinze... Soixante-quinze... Il faudra que l'on m'explique un jour ce qu'évoque le brouillard à un parisien. Faudrait lui dire qu'une route sans lampadaire c'est pas dangereux en soit et que ses phares de croisement suffisent. C'est pas parce qu'il a peur de la nature à l'état brut (si l'on peut ainsi parler d'une route nationale) qu'il doit aveugler les autres automobilistes. C'est quoi ce délire des urbains avec les phares antibrouillard, un signe de fraternité ? Faudra qu'on m'explique...